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Quand j'ai commencé à faire des images avec la photographie,
je gravais, du moins j'essayais vu le format réduit du négatif
24X36, une sorte de masque à l'image. Je m' intéressais
au visage, au corps. C'était comme une image qui consistait
à sauver l'image de cette fixité que que lui donne la
photographie. Aller trace contre trace pour gagner ce qui était
perdu. L'agrandissement était là pour exprimer toute
la matérialité de la photographie. La rencontre de ma
trace contre l'empreinte photographique étant semblable à
un masque qui représente à la fois sa face visible et
son intérieur. Puis j'ai fait des images en couleurs, avec
cette fois des personnages blancs, de la nudité du dessin,
des corps en attentes dans des paysages familiers de banquets, de
noces, de fêtes ou de vacances. Une manière de dire que
nous sommes là, partout dans une vie comme une. Et puis il
y a eu les dormeurs, les dormeuses, des corps sur des plages, au bord
du monde, des modèles, des dépouilles, comme un abandon
possible de la figuration. Alors sont venu les les autos. Ce moyen
de transport s'imposait pour aborder le paysage et j'ai trouvé
plutôt amusant de noter que auto vient du grec soi- même
et que transport en Grèce se dit métaphore. |
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EXPOSITIONS |